Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire, notamment pour escroquerie en bande organisée, sur des malversations présumées au sein du Comité central d’entreprise (CCE) de la SNCF, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Cette enquête, confiée début avril à la juge d’instruction Sylvie Caillard, vise les chefs d’escroquerie en bande organisée, faux et blanchiment d’escroquerie.
Elle fait suite à de premières investigations policières menées depuis 2008 à la suite de la diffusion sur France 3 d’une enquête du magazine Pièces à conviction qui évoquait un système présumé de fausses factures au sein du CCE, contrôlé par la CGT. Le préjudice est évalué à environ 250.000 euros.
Les journalistes du magazine avaient notamment mis la main sur de fausses factures de matériel de cuisine qui aurait été commandé à trois reprises en 2005. Le CCE, qui estime avoir été victime d’anomalies comptables isolés, et d’anciens employés avaient porté plainte.


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