Le CE de First Aquitaine Industrie (FAI), l’ex usine Ford de Blanquefort, déclenche une procédure d’alerte.
L’entreprise a été reprise il y a huit mois, par le groupe allemand HZ Holding, le site emploie encore 1 600 salariés et produit des transmissions automatiques pour le constructeur d’automobiles américain jusqu’en 2011. Il y a donc urgence à voir s’enclencher les pistes de diversification qui avaient été annoncées par le repreneur allemand.
« Le droit d’alerte à été voté à l’unanimité du comité d’entreprise et pour la première fois, le syndicat des cadres a voté comme nous, ce qui prouve que le mécontentement touche aussi une bonne partie de l’encadrement », a indiqué Philippe Poutou, délégué CGT, syndicat majoritaire avec la CFTC.
Ce droit d’alerte est destiné à obtenir un audit sur le montage juridique et financier de la reprise de Ford Aquitaine Industries, devenu First Aquitaine Industries (FAI), par le groupe allemand HZ Holding, selon M. Poutou.
Or, l’un des projets, qui consiste à fabriquer des couronnes d’éoliennes, est au point mort. Il s’agit d’un investissement de 80 millions d’euros. Les négociations avec les banques, censées prêtées 50 millions patinent. Ces dernières réticentes, souhaitent plus d’assurance. Du coup, le cabinet Deloitte choisi par Bercy a été mandaté pour réaliser une expertise et reformater le business plan. Même scenario du côté de First, qui a fait travailler le cabinet Ernst & Young. Ces études en cours de finalisation devraient être présentées au médiateur nommé par Bercy d’ici la fin du mois
Certes, l’usine peut compter sur les commandes de Ford pour la fabrication de boîtes automatiques jusqu’en 2011, mais les projets de diversification annoncés tardent à se concrétiser… Ce qui provoque une forte inquiétude du côté des salariés.
Mots-clefs : Droit Alerte


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