Le groupe public, deuxième employeur de France, a réduit ses effectifs de presque 5 % l’an dernier. Ses comptes 2010 sont marqués par une hausse de 3,6 % sur un an de son bénéfice net, tandis que sa marge opérationnelle est restée stable à 3,7 %.
Le chiffre symbolise la mutation accélérée de La Poste. La Poste a réduit de près de 11.700 postes ses effectifs l’an dernier. C’est ce qui ressort du bilan 2010 qui sera examiné ce matin en conseil d’administration. Ainsi la maison mère a compté l’an dernier 236.930 employés (en équivalent agents/année, soit la moyenne sur douze mois de l’effectif total mesuré à la fin de chaque mois), contre 248.637 agents en 2009, selon plusieurs sources concordantes. La tendance est la même, si on élargit le périmètre à l’ensemble du groupe (filiales comprises), dont l’effectif est passé de 287.174 à 276.555 agents d’une année sur l’autre.
Cette différence représente une baisse d’environ 4,7 % des effectifs de la maison mère. Pas négligeable, quand on sait que La Poste est le deuxième employeur de France derrière l’éducation nationale.
Cette réduction des effectifs ne signifie pas que la société ait renoncé aux embauches. Ainsi près de 2.800 personnes ont été recrutées l’an dernier. Mais cela n’a compensé que très partiellement les nombreux départs à la retraite, de moins en moins remplacés. « Le taux de remplacement est d’un pour quatre actuellement, voire de un pour cinq dans certains métiers, alors que nous étions encore à un pour deux il y a deux ans », expliquait en septembre dernier Georges Lefebvre, délégué général du groupe et directeur des ressources humaines.
Cette politique sociale est une réponse au bouleversement auquel est confrontée La Poste, dont le métier historique - le courrier -connaît un déclin structurel. Ses volumes devraient chuter de 30 % entre 2009 et 2015, en grande partie à cause d’Internet.


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