Une cinquantaine de salariés de Manpower France ont occupé mardi le siège du groupe d’intérim à Nanterre (Hauts-de-Seine) pour dénoncer des conditions de travail dégradées et le projet prêté à la direction de supprimer les comités d’établissement.
Manpower-France souhaite des élections professionnelles d’ici le deuxième trimestre 2010, après la réorganisation en cours, qui réduira de plusieurs centaines le nombre d’élus du personnel. Le mandat de ces élus s’achevant le 30 septembre, les syndicats réclament ces élections immédiatement.
« La direction départementale du travail a émis un avis recommandant le maintien des sept comités d’établissements. Nos mandats ont déjà été prorogés au 30 septembre », alors que Manpower n’en veut plus que deux, a déclaré à l’AFP Arnaud Berlik (CGT), l’un des 11 occupants.
« Manpower a reconnu jeudi que cette décision est exécutoire, mais ne l’applique pas. Ils ont intenté un recours auprès du ministre du travail, qui n’est pas suspensif », a-t-il ajouté. « La décision administrative s’impose » mais « nous avions convenu précédemment qu’on peut négocier jusqu’au 30 septembre », a déclaréGérard Taponat, directeur des affaires sociales, qui prévoit une négociation lundi.


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