L’entretien annuel revêt une importance primordiale dans le développement de la vie professionnel de tout salarié. Il lui permet d’évaluer ses choix et ses opportunités de carrière.
Cependant, lorsqu’il s’agit d’un représentant du personnel, les circonstances de travail sortent de l’ordinaire car il peut s’absenter de manière récurrente en raison des mandats. L’employeur, qui est obligé de prononcer un jugement objectif sur les prestations professionnelles de la personne, ne peut évoquer ni neutralité ni incapacité : cela serait considéré dans la loi comme une discrimination syndicale.
Ainsi, le directeur de ressources humaines se place constamment dans une situation de dilemme quand il s’agit d’un salarié protégé. Si le DRH met le point au cours des entretiens annuels sur l’activité syndicale, la jurisprudence française cite qu’il devra alors verser des indemnités au salarié concerné car son acte est considéré comme discriminatoire.
Par contre, si l’on se situe dans une situation présumée de dispense d’entretien, l’employeur devra alors dédommager le salarié pour un blocage indirect de l’accès aux opportunités de carrière.
Mots-clefs : Discrimination, évaluation, salarié protégé


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