Placé en redressement judiciaire fin juin en raison d’une chute d’activité après l’épisode des steaks contaminés par la bactérie E-coli, la société SEB-CERF de Saint-Dizier vient d’être lâchée par Lidl, son principal client, qui assurait 60 % de son activité.
M. Lamorlette, dirigeant de la société, a affirmé que l’enseigne avait promis qu’elle continuerait à se fournir auprès de SEB, mais en réduisant les volumes. Selon lui, cette décision de rupture du contrat est issue de la direction allemande de Lidl.
Les deux sociétés de Saint-Dizier étaient liées par un contrat depuis 20 ans. Les salariés de l’entreprise ont été prévenus lors d’un comité d’entreprise extraordinaire. Actuellement, entre les congés et le chômage, une quarantaine de salariés assurent la production. Au total, c’est une somme de 2,2 millions d’euros que SEB-CERF s’apprête à perdre.
CERF, filiale de SEB située en Meurthe-et-Moselle et qui compte 50 salariés, est également concernée par la rupture de contrat et le redressement judiciaire. Sa production n’a pourtant pas été touchée par la bactérie.
Le rendez-vous, dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire, le 5 septembre prochain au tribunal de commerce de Saint-Dizier, sera lourd de conséquences pour l’entreprise familiale créée en 1972.
Mots-clefs : entreprise, Lidl, redressement, salariés, SEB


Chargement